jeudi, février 23, 2006

La nouvelle Eglise de Bondo


Nous avons visité le village de Bondo où l'ancienne église est devenue trop petite. Voici la nouvelle construction qui est déjà bien avancée. Nous avons trouvé une aide pour terminer les travaux, et maintenant le travail est bien avancé. Les Frères et Soeurs de cette Eglise remercient les donateurs qui ont contribué à la concrétisation de leur projet. De leur côté, cette Eglise est la première qui remettra 20 % des dons reçus à l'opération Joseph, participant ainsi à la réalisation d'autres constructions dans le pays !

Appel à l'aide pour Pomorododiou


La Communauté de Pomorododiou construit une église qui pourra contenir 700 personnes. Le bâtiment est construit en matériaux durables, mais les finances manquent. Il reste un budget à couvrir de 18.700 €. Si vous connaissez quelqu'un ou une Eglise qui veut aider, envoyez-lui cette page du blog, puis contactez-moi !

Miracle à Kedember


Voici le seul problème de transport connu pendant plus d'un mois de voyage (3000 km en voiture) : nous sommes bloqués dans le sable, proche de la falaise de Bandiagara, la Pajero ne veut pas démarer. Nous avons attendu 20 minutes : quelques jeunes sont passés et nous ont aidé à pousser la voiture, le moteur à redémarré.En 1986, j'ai pris un taxi-brousse de Dakar à Rosso, la frontière avec la Mauritanie. Après une bonne partie du trajet, nous avons traversé le village de Kedember. Soudainement, un jeune garçon a traversé la route juste devant nous. Le chauffeur a donné un coup de frein, mais trop tard, nous avons heurté le garçon qui a touché le dessus de la pare-brise et qui est passé au-dessus du toit pour retomber sur le goudron. Nous l'avons heurté à une vitesse de +/- 60 km à l'heure. Nous nous sommes arrêtés immédiatement, descendus, et je suis arrivé le premier auprès du petit garçon. J'étais convaincu qu'il était mort. Mais quand j'ai pris ses mains dans les miennes, il a bougé un peu. Il était inconscient, il ne saignait pas, mais quelles étaient ses blessures internes ? A Farakala, j'avais reçu quelques notions de secourisme et j'ai mis le garçon en sécurité le long de la route. Tout le monde regardait, ce n'est qu'en ce moment qu'ils se sont approchés de l'enfant. Les villageois nous ont indiqué qu'il y avait un centre de santé dans le village, et ils l'ont porté à destination. Catastrophe : ils l'ont pris n'importe comment, pas de tout en position de sécurité. Je craignais le pire. Le garçon a été examiné tout de suite par l'infirmier. Il est redevenu conscient, je ne sais plus à quel moment. Mais après les réparations à la voiture, nous avons appris que ce garçon de 7 ans a quitté le cente de santé en bonne condition ! Avec le recul, je suis convaincu que Dieu m'a fait la grâce que cet enfant vive, que je sois le premier à intervenir et à rendre ainsi un témoignage devant bien de gens. Pendant 2 ans, j'ai correspondu avec un maurétanien, Mohammed T., qui a été très interpellé. Comme, à la demande d'Abraham, Dieu a voulu préserver les habitants de Sodome et Gomorrhe s'il y avait quelques justes, Il a gardé les passagers de la voiture, et la vie de ce jeune garçon à cause de la présence d'un (de quelques ?) juste(s) en Christ. Merci Seigneur !

Repentance d'un pasteur et d'un commerçant


Dimanche 13 mars, j'ai prêché dans l'église d'Ogodengou. Beaucoup de monde (+/- 300 personnes), beaucoup de femmes et d'enfants, une superbe ambiance avec des chants et des danses. J'ai apporté un message sur le thème "Quand Dieu veut-Il nous bénir ?". Le Seigneur a touché bien des coeurs. Un pasteur de passage s'est levé et a confessé publiquement sa paresse. Un autre homme, un commerçant, s'est mis debout et a raconté comment il a été ruiné suite à l'abandon de son épouse pour une autre femme. Les gens étaient encore plus touchés. Leur repentance publique m'a amené à faire un vibrant appel à une nouvelle consécration à Jésus-Christ : 80 personnes se sont levées pour que Jésus soit le premier dans leur vie ! Sans cette repentance du pasteur et du commerçant, il n'y aurait pas eu d'appel. Le Seigneur crée les occasions favorables, ces temps de grâce qui marquent pour la vie !

Sur la parcelle du pasteur


Voici certains animaux sur la parcelle du pasteur. Bien que beaucoup de monde vienne à l'église, la région est pauvre, souvent touchée par la sécheresse. Le pasteur est donc en même temps cultivateur au champ, il engraisse un cochon ou fait la reproduction de chèvres qu'il vend : ainsi il pourvoit aux besoins de sa famille. Sa vie est très chargée, pourtant il prend le temps pour causer avec tous les passants. Chez lui, une femme peulh (musulmane) est venu vendre du lait. J'ai dit au pasteur de lui demander pourquoi elle ne venait pas à l'église. Quelle discussion ils ont eu ! Je n'en comprenais pas un mot, mais la femme se défendait avec tout son courage : bien-sûr, elle veut venir à l'église, mais son mari ne le veut pas. Si le pasteur lui donne un nouveau mari, elle viendra bien !Priez pour le témoignage des pasteurs, chargés de tant de responsabilités.

Bonnes retrouvailles !


Il n'y a pas énormément de voitures dans le pays. Ainsi, le bon chauffeur les reconnaît vite, comme le berger qui reconnaît ses brebis. Au chemin retour, nous avons croisé une voiture. Toute de suite, Mokhtar disait qu'il semblait reconnaître le couple missionnaire qui travaille parmi les Bozos. Il a diminué la vitesse, regardé dans le rétroviseur, et après quelques secondes il disait : c'est eux, ils nous ratrappent ! En effet, Joseph et Marie (mais oui, il ont un fils qui s'appelle ... Jacob !) nous avaient aussi reconnus, ont fait demi-tour, et nous voici au bord de la route pour un bon moment de communion fraternelle. La Soeur à gauche est Quetsia, l'épouse du pasteur de Koro. Elle est la présidente le l'union des femmes du District, en route pour une conférence. Les femmes ont un rôle remarquable dans les Eglises africaines : elles sont des moteurs de la vie de prière, s'occupent de l'accueil des visiteurs et des repas lors des fêtes, font imprimer des pagnes avec versets et symboles bibliques dont les chrétiens se servent pour en faire des vêtements. C'est une forme d'art !

Visite à l'ODES


J'avais déjà rencontrée notre Soeur Khadidja à Sikasso en octobre 2002, quand elle venait enquêter sur la situation des réfugiés maliens rentrant de la Côte d'Ivoire. L'ODES est l'organisation de développement et d'entraide de l'Eglise Chrétienne Evangélique au Mali. Cette fois-ci, c'était mon tour de lui rendre visite dans son bureau à Bamako. Elle m'a expliqué tous les domaines d'action : les microcredits, la valorisation des ressources locales (banques de céréales, lutte anti-érosion, stabilisation des animaux...), la sécurité alimentaire, le forage de puits, la lutte contre le SIDA et l'accueil de réfugiés. L'aide envoyée en 2002 par l'intermédiaire de Solidarité Protestante pour les réfugiés a été mentionnée à la télévision nationale !

La dernière "cena"


C'est mon dernier repas du soir (quelques heures avant mon décollage pour Paris), "cena" en latin, "cène" en Français. Nous sommes à 13 adultes autour de la table, comme Jésus avec ses 12 apôtres ! A gauche se trouve le pasteur Isaac Samakiri qui est le berger de cette Eglise dans un des banlieux de Bamako. La capitale grandit vite, les nouvelles constructions émergent de tout côté, jusqu'à 20 km du centre. Et dans la ville arrivent aussi bon nombre de chrétiens qui ont besoin d'être accueillis. La Communauté dispose de son église, c'est là où nous mangeons. Mais le pasteur n'a pas de logement et son voisin, un imam musulman, lui mène la vie dure. Cela le met sous tension. La Communauté veut construire une maison de pasteur, bien plus cher en ville par rapport à la campagne. Qui veut aider cette Eglise à acquérir une maison pour loger son pasteur ? Les grandes villes : c'est un défi majeur pour l'avenir !

Suivez-moi, et je vous ferai des pêcheurs d'hommes !


Voici deux pêcheurs sur le Niger à Bamako. Ils lancent leur filet. Quand ils ne prennent aucun poisson, ils le relancent. Constamment, jusqu'à ce qu'ils en attrappent. C'est aussi une promesse pour nous. Jésus dit : "Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes." Il nous envoie annoncer l'Evangile pour que bien d'autres croient. Il nous conduit, Il nous fera réussir. Les pêcheurs sont à deux dans la barque : nous avons besoin les uns des autres pour que la Bonne Nouvelle gagne des coeurs, en Afrique et en Europe ! Pour le poisson, le filet c'est la mort, pour les hommes, c'est à la croix de Jésus que commence la vie: la vie dans toute sa plénitude, la vie éternelle. "Car Dieu a tant aimé le monde, qu'Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui, ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle."

Merci d'avoir lu ce blog, merci pour vos réactions qui sont des encouragements pour moi et pour ceux qui visitent ce blog.

Si vous avez été touché par un projet, si vous avez une question, veuillez me contacter par courriel : pasteurcarp@skynet.be

Que le Seigneur vous bénisse et fasse de vous un pêcheur d'hommes !

Emile Carp,
Pasteur.